TRANSMISSION # 13

Lectrices, lecteurs, auditrices, auditeurs,

Le ver est dans le fruit.

Oui, l’époque dorée de Transmission est belle et bien finie. Loin de nous les jours heureux où sous un ciel d’azur, une brise légère dans nos voiles, nous nous accordions sans heurts sur chacun des films débattus, de nos dithyrambes sur Aquarius à nos costards pour L’amant double, nos bacchanales culminant en stèles gravées à la gloire de Clint Eastwood ou de… Clint Eastwood.

À l’heure où nous avons, semble-t-il, définitivement ouvert nos portes à un quatrième larron, celui-ci, tel un Terence Stamp pasolinien, sème la discorde, nous élève les uns contre les autres, sans compassion aucune pour cet eden déjà si lointain !

Désormais, c’est à couteaux tirés que nous nous rendons aux séances d’enregistrement, les argumentaires aiguisés comme des katanas. Après un tour de chauffe à réduire un Bonhomme de neige à une flaque de boue, le round autour de la Mise à mort du cerf sacré termine l’échauffement avant l’affrontement carnassier autour d’A Beautiful day et ses prosaïques coups de marteau. Épuisés, des corps à corps pathétiques attendent L’Atelier ou Logan Lucky, vous laissant à vous, ô vénérable jury, le soin de désigner un vainqueur, tandis que nous pansons nos plaies, songeant d’ores et déjà au prochain affrontement.

Belle écoute !

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