TRANSMISSION # 34

Transmission existe depuis près de quatre ans. Depuis, nous avançons au gré de nos envies, en essayant d’être réguliers et de nous améliorer. Ainsi, une ligne éditoriale se dégage de plus en plus clairement, un tableau de notre quatuor cinéphile affirme ses teintes et contours. Mais dans cet épisode 34, nos réactions autour du film événement de cet automne, soit le Joker de Todd Phillips,  nous placerons dans une galaxie, une « certaine tendance » de la critique cinématographique, et ce en nous séparant férocement d’une autre.

Nous sommes en 2019 après Jésus-Christ. Toute la planète des « influenceurs » ciné se pâme devant Joaquin Phoenix en Joker. Toute ? Non ! Un bastion d’incorrigibles critiques amoureux exigeants du cinéma populaire résiste encore et toujours à l’opinion générale… Sur la « webradio » Binge audio, les chroniqueurs du podcast NoCiné taillent un costard au film de Todd Phillips. Suffisamment pour qu’une foule d’internautes courroucés hurle à l’unisson: « Imposteurs ! Menteurs ! Peines-à-jouir ! SNOBINARDS ! ». Le mot est lancé, les détracteurs sont une élite bourgeoise !

Flash-Back. Au tournant fin des années 90-début des années 2000, la revue Mad Movies vivait une époque dorée. Y officiaient Yannick Dahan, Rafik Djoumi, Julien Dupuy ou Stéphane Moïssakis, aujourd’hui tous collaborateurs plus ou moins réguliers de NoCiné. À l’époque, il s’agissait bien d’une critique de la marge, de ceux qui défendaient la culture des vidéos clubs, John Mc Tiernan, le cinéma de Hong-Kong, Peter Jackson. Aujourd’hui la marge est passée au centre, des batailles ont été gagnées, la contre-culture d’hier a les honneurs de la cinémathèque française. Pour autant, les ouvriers de cette révision de paradigme devraient-ils forcément devenir les conservateurs obtus d’aujourd’hui ? Sont-ils devenus des vieux cons ou continuent-ils, 20 ans après, de frapper dans le mile en s’opposant à la commune pensée ?

Transmission a choisi son camp. Outre Joker, les films traités aujourd’hui nous inscrivent dans leur sillage (tout en gardant notre touch): le sous-vendu Gemini Man d’Ang Lee, Bacurau de Kleber Mendoçah Filho & Juliano Dornelles et ses hommages à John Carpenter ou enfin Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, qui cite explicitement Titanic de James Cameron.

En attente de la vindicte populaire, bonne écoute à toutes et à tous.

L’équipe de Transmission.

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00:00 : Intro
O3:16 : Joker de Todd Phillips
20:48 : Gemini Man d'Ang Lee
34:09 : Bacurau de Kléber Mendoça Filho et Juliano Dornelles
47:36 : Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma
01:03:48 : Conseils 

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