Girl power

« Ô Rage, ô désespoir ! Que les salles nous manquent ! » Avant, pendant et après l’enregistrement de ce numéro 45, vos transmetteurs se sont ainsi écrié, en chœur ou à tour de rôle. Quelle cruauté de découvrir des œuvres de Cinéma autrement qu’au Cinéma. Car du Cinéma il y en a au programme de cet épisode 100% girl power. Tout d’abord, un film avec du cœur, un film avec du ventre,  et enfin un film avec de l’esbroufe (à vous de démêler de The Nightingale à Possessor à qui l’on pense).

Western au féminin

À la lumière de notre programme, les salles obscures nous manquent passionnément, et pour plusieurs raisons. Comment pallier à la déception de ne pouvoir admirer les aplats chromatiques chatoyants et l’élégance du découpage en Scope majestueux du Calamity de Rémi Chayé ailleurs que sur un grand écran ? D’autre part, face à une proposition aussi extrême que The Nightingale de Jennifer Kent, comment aurions-nous répondu, une fois passé le fameux contrat entre spectacle et spectateur ? En salle, point d’échappatoire à cet enfer tasmanien. Une œuvre qui vous attrape les tripes et desserre lentement son étreinte au long de ses deux heures et quart pour vous laisser cloué sur place, le souffle court. Malgré des conditions de visionnage regrettables, la force est telle que déjà, des réactions épidermiques et contrastées agitent le débat de votre table ronde cinéphile favorite.

Complexe d’Œdipe

Last but least, nous avons également découvert Possessor de Brandon Cronenberg dans le cadre de la version online du BIFFF, le fameux festival du film fantastique de Bruxelles. Nul doute que dans les conditions festivalières habituelles, c’est un torrent de cris peu flatteurs empestant la bière trop sucrée qui aurait attendu l’œuvre épate bourgeois d’un jeune réalisateur qui a encore tout à prouver. Et clairement, on se serait davantage fendu la poire que seuls devant nos écrans trop petits.

Quand le soleil resplendira c’est au cinéma qu’on nous trouvera !

Bonne écoute à toutes et à tous.

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00:00 - Intro
06:01 - Calamity de Rémi Chayé
19:08 - Possessor de Brandon Cronenberg
33:52 - The Nightingale de Jennifer Kent
01:11:20 - Conseils

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JOSEP, PALM SPRINGS, CHERRY, ZACK SNYDER’S JUSTICE LEAGUE et LA VOIX HUMAINE.

Pour son 44 numéro TRANSMISSION-LE PODCAST  craque le fond de son lycra et fait le grand écart entre monde des super héros, femme au bord de la crise de nerf et jour sans fin.

Prince avait raison : parfois, il neige en avril.

À l’heure où les cinémas sont fermés et que les cinéphiles rongent leur frein en voguant de plateforme en plateforme , Transmission est de retour avec un programme qui tente de chasser les nuages et les virus.

Boucle temporelle

Au programme, 5 films disponibles en VOD.
Le premier flaire bon l’été puisqu’il nous emmène où le soleil tape fort, en Californie à Palm Springs, pour une comédie S.F. rafraîchissante, gorgée de vitamines D. Si le film de Barbakow joue sur l’idée scénaristique d’Un jour sans fin (sans la marmotte), c’est pour mieux s’en extirper. Au final, un exemple de coolitude dont l’acteur Andy Samberg pourrait être le symbole.

Descente en enfer

Après une incursion dans l’univers du dessinateur de presse et militant antifranquiste Josep Bartoli, avec le très poétique Josep, nous ferons un petit détour par « le monde d’après », celui de Marvel et DC Comics. Soit Cherry la cerise sur le gâteau des frères Russo, ainsi que du nouveau montage de Justice League, la fresque héroïque en « slow motion » de Zack Snyder.

Horizons lointains

Deux aspirines et un Jack Daniel’s plus tard on termine la soirée avec le dernier film en date de l’inoxydable Pedro Almodovar, réadaptation moderne de la pièce de théâtre La voix humaine de Jean Cocteau. Son héroïne, comme toujours, est forte et indépendante, et s’ancre pleinement dans son époque. Sublimé par l’interprétation de Tilda Swinton, le court métrage semble annoncer une collaboration fructueuse entre l’actrice et le metteur en scène. Pour le bonheur de toutes et tous, assurément.

Bref, les salles sont fermées, mais le cinéma continue de vivre, tant bien que mal. Continuer, c’est aussi le mot d’ordre de Transmission. Continuer à causer cinéma, et ainsi, continuer à se sentir vivre.

Bonne écoute à toutes et à tous !

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00:00 : Intro
O1:48 : Palm Springs de Max Barbakow 
14:22 : Josep de Aurel
23:23 : Justice League/Cherry de Zack Snyder et Joe Russo et Anthony Russo 
38:30 : La voix humaine de Pedro Almodóvar 

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La mésentente PENINSULA, l’uchronie ONE NIGHT IN MIAMI, le bigarré THE WITCHES, le palot THE MISSION et l’étouffant THE NEST. Une émission tous azimuts, mais tout VOD.

Auditrices, auditeurs, cinéphiles non cisgenres,

À l’instar de tous les corps de métier du monde contemporain, vos transmetteurs s’adaptent, tant bien que mal, à la crise sanitaire. L’essentiel étant d’être là, d’entretenir la flamme d’une cinéphilie mise à mal par le bouleversement des usages. Toujours présents, même si nous avons dû revoir nos ambitions de fréquence bimensuelle à la baisse. Notre excitation à découvrir les prochains Paul Verhoeven, Edgar Wright ou Jane Campion s’étiole (en VOD celui-là ? Et merde…) au fil des mois.

Conquête de l’ouest

Devant le Far-West de la VOD qui s’ouvre aux cinéphiles, les contours de notre nouveau rôle (explorateurs, défricheurs, cartographes, boussoles ?) restent largement à définir. À vrai dire, comme beaucoup, nous naviguons à vue, essayant tant bien que mal de vous proposer quelques jolies destinations découvertes sur notre chemin.

Cet épisode 43 est particulièrement révélateur de cette direction hasardeuse, slalomant entre tragédie recommandable ou pensum oubliable, grand auteur en mode mineur à suite décevante, en passant par un flan hollywoodien ronflant (auditrice, auditeur, sauras-tu distribuer ces qualificatifs au programme du jour ?). Mais au final, vous constaterez que vos transmetteurs parviennent à se mettre d’accord sur (presque) tout. Autrement dit, il semble bien que l’entente sur le Cinéma que nous aimons et défendons reste d’une cordialité à toute épreuve.

Bonne écoute ! 

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00:00 : Intro
O2:20 : Peninsula de Yeon Sang-Ho
23:10 : One night in Miami de Regina King
38:44 : The witches de Robert Zemeckis
51:30 : The mission de Paul Greengrass 
01:06: 40 : The nest de Sean Durkin  
01:25: 40  : Conseils 

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Auditrices, Auditeurs, cinéphiles de tous bords,

Sorties chaotiques, cinémas fermés, production, exploitation et distribution en crise… En décembre et janvier 2021 et pour la première fois depuis des décennies, personne n’avait trop de cœur à rédiger et commenter les fameux tops de fin d’année, d’ordinaire si courus (et toujours si vains).

Après avoir pris le temps de la réflexion (contrepied philosophique total en ces temps où la rapidité de réaction prime sur sa pertinence), nous vous proposons un épisode « retour sur 2020 » où les amis Manuel Haas et Lucien Halflants ont planché sur les quelques sujets d’examens suivants :

  • Pensées sur l’avenir de l’exploitation cinéma ?
  • Trois films « sortis en 2020 » que vous avez trouvé très bons ou excellents ?
  • Une découverte en 2020, un réalisateur que vous avez envie de suivre ?
  • Une redécouverte ?
  • Un/Une réalisateur/réalisatrice qui a déçu ?
  • Un fou rire?
  • Un acteur ou une actrice ?
  • Une réédition sur support physique ?

L’échange est arbitré par le M.C. Olivier Grinnaert qui laisse aussi à ses deux joueurs l’opportunité de débattre sur deux gros morceaux de la fin de l’année dernière soit Soul de Pete Docter (14’21) et Mank de David Fincher (35’25). De quoi donc donner bien des idées de séances de rattrapage à bien des cinéphiles sous perfusion depuis la fermeture de leurs salles de shoot.

Nous reviendrons très vite, et au complet, pour un nouveau numéro de Transmission connecté à « l’actualité du cinéma ».

D’ici là, c’est un peu tard, mais bonne année 2021 à tous les cinéphiles, et surtout celles et ceux qui nous écoutent. Bonne écoute !

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BRONX d’Olivier Marchal et FIREBALL : VISITORS FROM DARKERS WORLD de Werner Herzog, voici le programme de ce nouveau numéro de TRANSMISSION LE PODCAST

Alors que le monde entier pleure la disparition de Diego Maradona – et le monde du cinéma celle de Sean Connery. Alors que les questions prioritaires de l’Europe semblent être : va-t-on pouvoir faire ses achats de noël, manger de la dinde au réveillon et boire du champagne au nouvel an ? Alors que le vaccin covid19 arrive et avec lui l’espoir d’enfin pouvoir éradiquer la plaie 2020. Alors que le dernier film de David Fincher sort sans que nous n’ayons la possibilité de le voir sur grand écran…

Ripoux et boules de feu

Transmission continue de se battre pour avoir le bonheur de décortiquer, discuter, débattre. Nous avons fouillé les différentes plateformes VOD et streaming pour trouver un menu consistant à nous mettre sous la dent. Notre choix s’est arrêté sur deux films : le polar d’Olivier Marchal, Bronx et le documentaire de Werner herzog, Fireball : visitors from darkers world. Pendant que le français creuse son sillon et continue d’explorer l’univers policier qui lui a apporté une certaine notoriété (citons 36, Quai des orfèvres en 2004 ou Les Lyonnais en 2011), l’allemand parcourt le monde pour interroger scientifiques et géologues sur les météorites.

Entre ripoux et boules de feu, le lien n’est pas évident, mais c’est surtout pour nous l’occasion de nous rassembler encore, même à distance, même virtuellement. Le fait de nous réunir encore, d’analyser, de rester curieux, de poursuivre le travail « comme si de rien n’était » est un besoin nécessaire et une opportunité précieuse que nous ne voulons pas laisser filer.

2021 arrive, les jours meilleurs aussi, espérons-le. Avant cela, il faut encore tenir quelques semaines et se ressourcer avec de grands films. Car plus que jamais, il faut parler théâtre, littérature et expositions, plus que jamais il faut parler d’art, plus que jamais, il faut parler cinéma. Transmission en fait son point d’honneur.

Bonne écoute.

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00:00 : Intro
O3:00 : Bronx d'Olivier Marchal
20:58 : Fireball de Werner Herzog
36:00 : Conseils (Batman/The Hunt/Maradona)  

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Auditrices, auditeurs

A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’Amérique à enfin son président. Pourtant, le pays, sous-tension, craint des affrontements entre démocrates et républicains. Les uns et les autres protestent dans la rue, en bandes parfois armées de tout un arsenal. Des grillages protègent les commerces, les bureaux de votes sont cibles d’insultes et de menaces, la population retient son souffle. Dans l’atmosphère, plane le spectre d’une guerre civile.

De tensions politiques et d’affrontements idéologiques, il en sera également question dans deux de nos films au programme : tout d’abord dans le magistral documentaire Un pays qui se tient sage de David Dufresne. L’écrivain et journaliste interroge les violences policières et les diverses formes de répressions mises en œuvre pour éteindre la révolte des gilets jaunes. En résulte une œuvre brillante, à voir de toute urgence.

Viendra ensuite une pause – entre guillemets et sans condescendance – « divertissement » avec Le diable, tout le temps. Réalisé par Antonio Campos pour la plus célèbre des plateformes de streaming et adapté du roman de Donald Ray Pollock, ce thriller sombre se révèle parfait comme transition avant de replonger dans les émeutes, américaines, cette fois. Car après Paris et l’Ohio, nous nous rendons dans l’Illinois, à Chicago plus précisément, pour The trial of the Chicago 7. Après Molly’s game (2017), Aaron Sorkin s’attarde sur le procès qui a vu certaines figures démocrates accusées de « conspirations et incitations à la révolte » à la suite du rassemblement de 1968 qui tourna au vinaigre puisque, là encore, les forces de l’ordre firent « usage de la force ». Aidé par un casting impeccable, le film vient apporter une clarté nécessaire et insuffler un humanisme dont nous avons bien besoin dans cette période confuse.

Violences et tensions, intimidations et provocations, il suffit d’allumer sa télévision aujourd’hui pour voir que rien n’a vraiment changé, au pays de l’oncle Sam ou ailleurs. Heureusement et à toute époque, des cinéastes se sont emparés (et s’emparent toujours) de sujets brûlants pour y apporter un regard pertinent et vital. Plus que jamais nous avons besoin de ces films fait d’urgence et de feu, de bruit et de fureur.

Que vive ce cinéma là!

ps: il est à noter que deux des œuvres au programme, les deux dernières citées, sont visibles sur Netflix. Bon visionnage et bonne écoute.

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00:00 : Intro
O1:54 : Un pays qui se tient sage de David Dufresne 
14:20 : Le diable, tout le temps de Antonio Campos 
23:20 : The trial of the  Chicago Seven de Aaron Sorkin
38:31 : Conseils 

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Auditrices, auditeurs

206. C’est le nombre de jours qui séparent le dernier enregistrement, un soir de février, de ces retrouvailles, en début d’été indien. Si nous nous étions douté le quinze février que nous serions sevré de sorties ciné (mais aussi de théâtre, d’expos et de vie culturelle) nous aurions certainement eus beaucoup de mal à couper nos micros. Aujourd’hui, nous pouvons enfin retourner au cinéma, distanciés, masqués, mais heureux.
Une pandémie et quelques émissions enregistrées à distance plus tard, les transmetteurs sont donc de retour. C’est peu dire que cette réunion fût fantasmée, désirée, attendue avec une grande impatience.
Pour la rentrée, un menu light – compte tenu des propositions actuelles – composé de deux longs métrages. Léger peut-être, mais on se réconfortera en se disant que ce sont deux œuvres qui font – et feront encore – couler beaucoup de salive et d’encre. Nous parlons ici du « blockbuster d’auteur » de Christopher Nolan : Tenet, annoncé comme le grand frisson de l’été. Si le consensus était plutôt de mise pour ce titre palindrome, le deuxième film aura davantage divisé la table ronde cinéphilique. En effet, L’infirmière de Kôji Fukada aura exercé sur nous une réception différente : entre fascination et enchantement pour l’un ou scénario déceptif pour d’autres, la discussion aura été animée !
Le débat est de retour. Pas de doute, transmission est au rendez-vous. Avec beaucoup de bonheur et un besoin de cinéma toujours intact.

Bonne écoute

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Chères auditrices, chers auditeurs cinéphiles,

Alors que le confinement battait son plein, vos transmetteurs éprouvaient toutes les difficultés du monde à se tenir éloignés des salles obscures, et de ce fait, privés de leurs insatiables échanges autour de l’actualité cinématographique. Après quelques émissions et autant d’essais techniques plus ou moins hasardeux, notre dispositif d’enregistrement à distance atteint finalement son acmé il y a quelques semaines. Fiévreusement enthousiastes, nous enregistrions alors frénétiquement émission sur émission, sans se soucier de mettre à jour une chaîne de post-production susceptible d’assumer ce rythme endiablé.

À quelques heures de la réouverture des cinémas, nous publions donc un épisode 39 enregistré en pleine quarantaine, et consacré à une certaine forme d’actualité cinématographique, avant deux autres épisodes « Focus » enregistrés mais pas encore finalisés, et dont la publication ne saurait donc tarder.

Une certaine forme d’actualité cinématographique disais-je, puisque bloqués dans cet autre espace temps qui semble si lointain aujourd’hui, quelle formule alchimique douteuse nous fit aboutir à l’élaboration de ce programme éclectique ? The Lighthouse, huis-clos maritime, éthylique et pétomane de Robert Eggers, La Dernière vie de Simon, tentative de fantastique à la française signée Léo Karmann et enfin l’adaptation de Pinocchio par Matteo Garrone. Trois films qui ont en commun de dater de moins de deux ans, de ne pas être sortis en salles en Belgique et d’être disponibles en Video On Demand. Trois films qui nous semblaient correspondre à notre ligne éditoriale, et dont le meilleur n’est sans doute pas celui sur lequel nous aurions misé de prime abord.

Bonne écoute à toutes et à tous !

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00:00 : Intro
O2:25 : The Lighthouse de Robert Eggers
18:53 : La dernière vie de Simon de Léo Karmann
34:00 : Pinocchio de Matteo Garrone
47:26 : Conseils 

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Auditrices et auditeurs cinéphiles,

L’heure est grave. Les transmetteurs sont irréconciliables. Par deux fois ce constat est fait lors de cet épisode 38, avant que dans la dernière longueur, une prétendue armistice laisse un goût de poussière en bouche, en tous cas pour ceux qui l’auront mordue. Toi, auditrice, auditeur, qui nous écoute et nous lit, pourras-tu déterminer qui se sort gagnant de la lutte fratricide qui nous oppose sur le deuxième film du programme, pourtant le chant d’amour élégiaque de Terrence Malick l’un des réalisateurs les plus clivants du cinéma contemporain, parvenant même à fissurer nos rangs d’ordinaire si serrés ?

Blague à part, Transmission et son équipe défendent un idéal artistique de mieux en mieux défini, un cinéma aussi satisfaisant en terme de spectacle qu’exigeant dans sa confection et dans la singularité de sa vision personnelle (pour citer Bong Joon-Ho citant Martin Scorsese « Ce qu’il y a de plus personnel est aussi ce qu’il y a de plus original »). De cette quête d’absolu cinématographique, des auteurs souvent nous rassemblent, et nous n’éprouvons que rarement des désaccords lorsque vient l’heure d’établir le programme mensuel. Par conséquent, nos débats sont souvent trop peu spectaculaires, tant nous nous accordons pour adorer ou abhorrer.

Si la tendance actuelle est d’aller vers le plus instantané, le moins spécialisé, le plus pré-mâché, Transmission emprunte le chemin opposé. À notre table, peu de clashes, pas de jugements à l’emporte-pièce, le débat de fond et d’idées sera toujours privilégié à la formule qui claque. Utilisant l’autre côté du spectre que nous offre le web, notre émission n’a pas pour vocation de rassembler, mais elle est clairement adressée à un public d’initiés. Point de gloire au bout du chemin, mais au mieux un peu de passation, de contamination, de fièvre, pour que le Cinéma compte et fasse débat, encore et toujours (des débats que nous vous invitons d’ailleurs à poursuivre dans les espaces de discussion ci-dessous).

Dans le (long) épisode d’aujourd’hui quelques films de leur temps et beaucoup de vertige : Clint Eastwood et Le Cas Richard Jewell, Une Vie cachée de Terrence Malick, Uncut Gems de Joshua et Benny Safdie et enfin Les Enfants du temps de Makoto Shinkaï.

Bonne écoute à toutes et à tous !

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00:00 : Intro
O4:18 : Le Cas Richard Jewell de Clint Eastwood
26:25 : Une Vie cachée de Terrence Malick
45:35 : Uncut Gems de Joshua et Benny Safdie
01:03:40 : Les Enfants du temps de Makoto Shinkaï
01:16:25 : Conseils 

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Chèr-e-s auditrices et auditeurs cinéphiles,

Après l’heure du bilan, celle des espoirs renouvelés.

Notre 37ème épisode marque notre entrée dans une nouvelle décennie, que nous espérons pleine de films prompts à entretenir la flamme de notre passion et que nous nous évertuons à transmettre. Pour 2020 notre ambition grandit encore d’un cran et nous vous invitons, chers auditeurs, à participer davantage à notre grande aventure cinéphile podcastable, placée sous un prisme éditorial qui, tel un vin de garde, s’affine d’année en année. En toutes lettres, les œuvres mises en lumière par vos humbles serviteurs transportent une vision personnelle, forte et singulière, tout en restant satisfaisantes en termes de spectacle, de narration, de personnages.

En témoigne notre programme de ce jour ! 1917 gageure technique, mais aussi l’un des travaux les plus intimes de Sam Mendes, réalisateur irrégulier, mais auteur des Noces rebelles (2008), élu récemment par le magazine Vulture comme le film le plus effrayant de tous les temps (ici), et ça se défend. Enchaînement avec le bien nommé Adoration, récit initiatique pas comme les autres, signé d’un auteur-réalisateur belge pas comme les autres: Fabrice Du Welz. Acte III, chant du cygne sur les bords du Lac aux oies sauvages de Diao Yinan, troisième film chinois à notre programme en moins d’un an, confirmant une vitalité sur laquelle nous maintenons notre attention.

Mais, comme énoncé plus haut, notre vœu le plus cher pour cette nouvelle année c’est d’entendre enfin votre voix chère auditrice, cher auditeur ! Notre site internet, notre page facebook ou notre compte twitter n’attendent que vous pour attiser les débats, porter les discours à ébullition, pour finalement éclabousser et embraser la toile tous azimuts ! Que la passion transmise gagne de nouvelles légions prêtes à porter haut les couleurs d’un cinéma généreux et exigeant ! Amen.

Bonne écoute et belle année cinéphile à toutes et à tous !

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00:00 : Intro 
O3:54 : 1917 de Sam Mendes
20:37 : Adoration de Fabrice Du Welz 
34:17 : Le lac des oies sauvages de  Diao Yinan 
48:58 : Conseils 

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