De l’Inde à Hong Kong, nous avons nous avons eu la chance de nous entretenir avec Christophe Gans autour de sa passion pour le cinéma indien et les liens qui le lie au cinéma de Hong Kong, du R.R.R de S.S Rajamouli au LCU de Lokesh Kanagaraj.
Président du jury de la l’édition 2025 du Brussels International Festival of Fantasy Film

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Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

À PROPOS DE L’ÉMISSION D’AUJOURD’HUI
Découvert au festival de Cannes 2024, il aura fallu presque un an pour que LES GRAINES DU
FIGUIER SAUVAGE
de Mohammad Rasoulof trouve son chemin jusqu’aux salles belges.
Votre serviteur, admirateur d’UN HOMME INTÈGRE du même Rasoulof sorti en 2017, a prié ses
collègues transmetteurs de sortir de leur zone de confort pour se frotter au film iranien de 2h45. Une
oeuvre dont le récit s’inscrit dans le cadre des événements qui ont suivi l’arrestation et la mort de
l’étudiante iranienne Mahsa Amini. Un film tourné dans des conditions difficiles et qui aurait pu ne
jamais nous parvenir, retenu par le régime théocratique de Téhéran auquel effectivement, le film de
Mohammad Rasoulof s’attaque sans aucune forme d’équivoque.
Pour ancrer et étayer davantage notre échange nous avons (re)vu les deux opus précédents du
réalisateur, dont l’ours d’or de 2020 LE DIABLE N’EXISTE PAS. La discussion animée qui en
résulte voit les trois transmetteurs présents d’écharper sur le dernier tiers du film, salutaire pour
l’un, aux confins du ridicule pour les autres.


À PROPOS DE TOUT AUTRE CHOSE
Alors que nos équipes sont au Brussels International Festival Of Fantasy Film ( avec de beaux contenus à venir), on peut d’ores et déjà fournir une première réaction complètement à l’emporte pièce sur l’annonce de la sélection officielle cannoise. Réjouissance de découvrir les films de Mario Martone
(NOSTALGIA), Kleber Mendonça Filho (AQUARIUS) ou Joachim Trier (JULIE EN 12
CHAPITRES
), curiosité pour ceux ceux de Carla Simon (NOS SOLEILS) ou Chie Hayakawa
(PLAN 75), regrets autour des absences de Na Hong-Jin (THE STRANGERS) ou de Lynn Ramsay
(YOU WERE NEVER REALLY HERE). Les voies des sélections sont impénétrables…
Plus bientôt ! Bonne écoute

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00:00 – Intro
02:04 – LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE de Mohammad Rasoulof
36:45 – Conseils

Chères auditrices et chers auditeurs,

À l’orée des années 2000, la poignée de cinéphiles francophones qui découvrirent Memories Of
Murder
en salles en gardent aujourd’hui un souvenir ému et la satisfaction discrète des précurseurs.
Après la confirmation de The Host en 2006, chaque film signé Bong Joon-Ho est attendu avec
autant d’excitation que des gamins.es attendent leurs cadeaux de noël. Depuis, le génial auteur-
réalisateur sud coréen a conquis le monde entier avec Parasite en 2019, le film qui restera très
probablement comme l’étendard de la vivacité du cinéma de la péninsule depuis les années 90, un
cinéma qui parvient à marier comme jamais cinéma d’auteur et cinéma populaire, autrement dit le
Graal cinématographique des transmetteurs.
Après avoir allié par deux fois burlesque et anticipation dans ses deux coproductions internationales
(Le Transperceneige en 2013 et Okja en 2017), Mickey 17 le film d’après la consécration et aussi
sa plus grosse production à ce jour, annonçait dès sa bande annonce creuser à nouveau ce sillon. En
amont de la découverte de cet opus longuement attendu, nous avons décidé de revoir l’adaptation de
la bande dessinée de Lob et Rochette, ainsi que la production Netflix qui scandalisait Cannes (où le
film de cochon géant était sélectionné sans sortie en salles so shocking).
Voilà donc notre 3e épisode de 2025 consacré à l’un des cinéastes majeurs de notre temps, autour
d’un film qui – spoilers ahead – nous a clairement déçus. Dans quelques années, il faudra y revenir
à tête reposée en le considérant dans l’ensemble du corpus.
Bonne écoute à toutes et à tous.

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00:00 – Intro
04:45 – MICKEY 17 de Bong Joon-Ho
32:20 – Conseils

Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Pour sa neuvième année, Transmission – le podcast cinéphile qui fait le grand écart entre cinéma d’auteur et pop culture, révise légèrement sa formule. Après nous être échinés à essayer de couvrir une modeste partie d’une actualité ciné éclatée (sorties ciné, VOD & supports physiques), nous avons décidé d’éditorialiser davantage nos publications. Avec des rencontres autour d’auteurs, techniciens, historiens du cinéma, ou encore, comme c’est le cas aujourd’hui, en ciblant un seul et unique film qui attire collégialement notre attention.

BELIEVE OR DON’T BELIEVE THE HYPE ?

Précédé d’une rumeur élogieuse depuis la Mostra de Venise 2024 où il a remporté le Lion d’argent, The Brutalist le troisième (très) long métrage de l’américain Brady Corbet est au cœur de ce nouvel épisode en forme de coup d’envoi. Suivant l’enthousiasme de Fabrice Du Welz, nous avons parié sur un auteur inconnu de nos services, rattrapant ses deux premiers efforts passés sous nos radars (Childhood of a leader – 2015 ; Vox Lux – 2018) avant de courir en salles aux premières séances découvrir cet opus magnum.

Grand bien nous en a pris car, fait assez rare pour être souligné, le film est à la hauteur de sa réputation. Voici donc notre spéciale The Brutalist et le cinéma de Brady Corbet, une relecture amère du mythe américain dont nous livrons ici à chaud nos premières impressions et pistes d’analyse. Attention, l’émission divulgâche des éléments clés du récit.

Bonne écoute à toutes et à tous.

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00:00 – Intro
04:45 – THE BRUTALIST et le cinéma de Brady Corbet
41:48 – Conseils

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DE CALVAIRE À MALDOROR

Lancement 2025 en forme de feu d’artifice qui préfigure quelques changements dans nos activités.
En ce qui concerne l’événement, ça faisait longtemps qu’on y pensait, on a attendu le bon moment et la voilà en ligne !

Régalez-vous de plus d’1h30 d’entretien à bâtons rompus avec Fabrice Du Welz : ses débuts, sa carrière et près de 40 minutes consacrées à son dernier opus MALDOROR (aka LE DOSSIER MALDOROR en France) visible dès le 15 janvier dans l’Hexagone, le 22 janvier en Belgique.

En toute franchise, l’auteur réalisateur belge revient sur ses choix de carrière, sa cinéphilie, ses méthodes, ses (douloureuses) expériences en France et aux États-Unis, son travail avec ses collaborateurs de longue date (Benoît Debie, Vincent Tavier, Emmanuel De Meulemeester, Manu Dacosse, Vincent Cahay) ou encore son ardent désir de mettre la Belgique face à ses démons. En commençant par traiter frontalement les désordres institutionnels qui ont amplifié l’onde de choc suscitée par l’affaire Marc Dutroux en 1996 dans ce monumental MALDOROR, certainement son film le plus ambitieux à ce jour.

Ce numéro spécial de notre podcast qui célèbre son 8e anniversaire marque le début d’une nouvelle ère dans l’aventure des transmetteurs. Collectivement, nous désirons maintenant diversifier nos activités, nous affranchir davantage d’une actualité que nous n’avons de toutes façons jamais réussi à suivre, le tout en continuant à explorer le cinéma populaire et exigeant qui nous meut et nous émeut. Plus d’infos en audio prochainement.

Bonne écoute à toutes et à tous.
Et bonne année 2025.
PS : Erratum, dans le podcast Frédéric Forestier est mentionné comme responsable des retakes de Colt45 Les plans supplémentaires ont été en fait tournés par Roberto De Angelis (des précisions amenés par Fathi Beddiar scénariste du film à la suite de la publication du podcast)

J’étais là ; je continuais à lutter contre La Petite Reine quand Fabrice n’y était plus (hélas). Beaucoup aiment affabuler sur ce qui s’est passé sur le net. Et tout est faux (surtout wikipedia). Toutefois, les propos de Fabrice dans le podcast sont justes. Ça a été très dur pour nous deux de voir le film nous échapper. J’étais très fier de mon scénario original et, si la prod n’avait pas entravé les efforts de Fabrice, le film aurait été remarquable.

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00:00:00 Début de carrière et années de formation
00:05:03 Calvaire
00:18:43 Vinyan
00:23:50 Colt 45
00:31:48 Alleluia
00:40:56 Inexorable
00:47:38 Message from the King
01:01:13 Maldoror

Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Bienvenue dans une émission catalogue un rien brinquebalante. La part « fils » de notre trinité (eu égard à son jeune âge) ayant dû décliner sa participation au dernier moment, Manuel Haas et votre serviteur se retrouvent en duo à débattre du fascinant Here de Robert Zemeckis. Une pièce fertile à l’analyse qui aurait sans doute vu le camarade Lucien Halflants s’adonner à l’une des envolées tout à la fois cryptiques et lyriques dont il détient la formule magique. Sonné par l’émotion véhiculée par la nouvelle œuvre de l’auteur de Contact (1997) ou Flight (2012), l’hôte de votre émission favorite est à cours de mots et d’arguments pour détailler un long métrage sur lequel il faudra sûrement revenir en dithyrambes dans les années à venir.

Œuvre à première vue plus aisée à décortiquer, Blitz est peut-être (malheureusement) le premier vrai ratage de Steve Mc Queen, un auteur dont nous avions ici-même vanté les qualités de Widows (2018) et de Small Axe (2020). Nous vous détaillons ici, selon nous, ce qui cloche avec ce nouvel essai,  témoignant cela dit d’un artisanat appliqué.

Le dernier tiers de l’émission se déploie dans le registre de la chronique individuelle. Manuel Haas revient sur Tigres & Hyènes de Jérémie Guez et sur Brothers de Max Barbakow, tous deux disponibles sur Amazon Prime. De mon côté, je livre mes sentiments mitigés sur La Plus précieuse des marchandises de Michel Hazanavicius et mon désarroi devant le Bird d’Andrea Arnold, qui après Blitz, témoigne de la petite forme du cinéma britannique en cet automne. En espérant qu’Andrea Arnold parvienne à renouveler son cinéma après ce film caricature qui fleure salement la panne d’inspiration.

Bonne écoute à toutes et à tous.

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00:00 – Intro
01:30 – HERE de Zemeckis
17:36 – BLITZ de Steve Mc Queen
30:21 – Conseils

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En découvrant Anora au festival de Gand début octobre dernier, votre serviteur en est sorti ravi, content de l’inscrire au programme et à peu près certain que le film plairait à ses collègues. Plus, en laissant passer un peu de temps, le film avait même tendance à prendre un peu d’épaisseur, et en toute honnêteté, je ne voyais pas trop ce qu’on pourrait reprocher à un objet susceptible selon moi de mettre tout le monde d’accord.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’en écoutant le dernier numéro de Capture Mag, les illustres Stéphane Moïssakis et Julien Dupuy argumentaient leur hostilité au film, qu’ils trouvent ennuyeux, répétitif, creux et d’une « inefficacité narrative » patente. Rassurant quant à mon jugement critique et accessoirement mon état de santé mentale, ces deux piliers de Capture (et pour qui j’ai le plus grand respect) étaient tempérés par leurs collègues sur plateau.

Avant sa prise de parole, Julien Dupuy donne quelques prolégomènes : il n’aurait pas les armes pour juger de « ce genre de film » (autrement dit les films estampillés « d’auteur », terreau des cinémas dits « d’art et essai ») et son agacement lorsque des critiques « généralistes » parlent de cinéma « de genre » sans en posséder les codes ou en connaître l’Histoire.

Une idée qui me semble assez peu tenable, d’abord parce que selon moi tout cinéphile qui s’estime suffisamment aguerri pour formuler une pensée critique a le droit de donner son point de vue. Ensuite, un bon film devrait se suffire à lui-même, sans avoir à se mesurer à un système de références et de pré-requis. Ceci dit, il est indéniable que chaque personne aborde un film avec une certaine grille de lecture, imposée par sa cinéphilie, sa pratique, son histoire personnelle (exemple, un scénariste décryptera un film sous l’angle de sa mécanique scénaristique). Ainsi, le camarade Moïssakis se rapporte à un référentiel valorisant l’efficacité narrative visuelle, le dynamisme de la mise en scène de l’action et une grammaire cinématographique héritée d’un certain classicisme du cinéma américain (pas étonnant que l’art de Clint Eastwood trouve ses faveurs). Un type de cinéma d’ailleurs très souvent défendu également au sein de Transmission.

Là où je m’interroge c’est sur la difficulté pour un critique à changer d’échelle de valeurs, à juger un objet autre selon des critères autres, voire même de se retrouver désarmé, à cours d’arguments et de référentiel. Par exemple, serait-ce vraiment antinomique d’aimer à la fois Rambo de Ted Kotcheff (1982) et Scènes de la vie conjugale d’Ingmar Bergman (1974) pour leurs qualités propres, même si certaines qualités de l’un sont absentes chez l’autre et vice versa ?

Le débat est ouverte chère auditrice, cher auditeur cinéphile.

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00:00 – Intro
05:07 – ANORA de Sean Baker
20:14 – JUROR #2 de Clint Eastwood
31:52 – Conseils

Chers auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Eu égard aux contraintes de calendrier, nous avons mis de côté nos avis sur les maigres séances d’un été sans éclat qui s’est achevé sur un Emilia Perez de Jacques Audiard qui ne fait pas l’unanimité dans nos rangs (mais nous y reviendrons peut-être en fin d’année).

Pour notre retour, nous avons mis au programme trois films qui ont chacun des allures de challengers. Pas de tête de gondole, mais trois œuvres qui pourraient se ranger assez aisément, chacun à leur façon, à un grand ensemble qu’on pourrait appeler le « film criminel de série B». Étonnement, celui dont on pourrait attendre le plus se révélera le plus foireux et vice-versa.

ÉLOGE DE LA SÉRIE B

Allez, je divulgache les avis (écoutez cette belle émission de rentrée pour en savoir plus) : La Nuit se traîne premier long métrage de Michiel Blanchart est encore en salles et il faut y aller, Rebel Ridge de Jérémy Saulnier (Blue Ruin, Green Room) est visible sur Netflix, comme un bon vieux direct-to-video, la nano-sensation U.S. Strange Darling de J.T. Mollner n’a pas encore de date de sortie annoncée en France et, auditrices françaises et auditeurs français, vous ne ratez pas grand-chose…

Cet édito foutraque se termine par une annonce : les transmetteurs présenteront Carrie de Brian De Palma et Bram Stoker’s Dracula de Francis Ford Coppola lors de L’Étrange Nuit des Grignoux au cinéma Sauvenière de Liège le 31 octobre ! On se voit à Halloween.

Bonne écoute à toutes et à tous !

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00:00 – Intro
01:45 – LA NUIT SE TRAÎNE de Michiel Blanchart
16:34 – REBEL RIDGE de Jérémy Saulnier
28:04 – STRANGE DARLING de J.T. Mollner
44:52 – Conseils

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Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Épisode estival de Transmission et, fait assez rare pour être souligné, sur les quatre films traités ici, un est américain et trois sont français. Présence écrasante du cinéma hexagonal donc, même si chacun de ces cas particuliers fait figure d’anomalie dans le paysage : science fiction lo-fi pour le Pendant ce temps sur terre de Jérémy Clapin, action débridée pour Elyas de Florent-Emilio Siri, blockbuster frenchy « de cape et d’épée » pour Le Comte de Monte-Cristo version Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte. La petite sensation horrifique U.S. Longlegs d’Osgood Perkins vient compléter le programme.

Épisode rare, malaise profond : après une longue lune de miel, les dissensions sont devenues monnaie courante au sein de notre équipe. Au-delà de simples considérations esthétiques, ici à propos d’Elyas, le débat est transcendé et se pose en vrai dilemme critique, artistique ou moral, qui repose la sempiternelle question des rapports entre le scénario et la mise en scène sous un angle légèrement différent qu’à l’accoutumée. Si tous les éléments du récit d’un film (prémisse, exposition, développement, personnages, conflits, interprétation…) ne parviennent guère à faire sens dans les yeux, le cœur, le ventre et l’intellect d’un spectateur, ce dernier pourra-t-il néanmoins goûter les qualités picturales, de montage, de symbolisme ou de narration visuelle qui sont part cruciale et indissociable de l’art cinématographique ? Plus directement : peut-on goûter les qualités d’un film même si on s’y fait royalement chier ?

Une interrogation qui nous renvoie à l’un des sacerdoces de l’exercice critique : comment garder les sens en alerte lorsque notre personnalité crie son rejet de l’œuvre ? Comment éviter le fameux : « je reconnais les qualités mais ça ne me parle pas », alors même que des qualités purement cinématographiques devraient suffire à « nous parler ». Gros os à ronger. La suite au prochain épisode.

Bonne écoute à toutes et à tous.

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00:00 – Intro
05:02 – PENDANT CE TEMPS SUR TERRE de Jérémy Clapin
13:45 – ELYAS de Florent-Emilio Siri
35:11 – LONGLEGS de Oz Perkins
43:42 – LE COMTE DE MONTE CRISTO de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière

01:02:30 – Conseils

Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Retour aux affaires en mode mineur. Détaillons donc la suite d’événements qui fait l’incompréhensible algorithme qui mène à l’élaboration du programme des transmetteurs.

En 2019, malgré quelques envies, le premier long métrage de la réalisatrice britannique Rose Glass, Saint Maud n’était pas parvenu jusqu’au programme malgré son succès à Gérardmer. La faute au COVID, à une distribution directe sur plateforme, à mes amis échaudés par les productions estampillées A24, frissons bons marchés pour cinéphiles en carton qui cherchent à s’encanailler. L’actualité nous rattrape et nous décidons donc de débattre de Love Lies Bleeding, son 2e effort, réalisé du côté américain avec ce bon vieux Ed Harris au casting. Les plus téméraires auront même rattrapé Saint Maud. Voilà donc pour le cas Rose Glass.

Bizarrement, jamais un film de Jeff Nichols n’avait été traité chez nous. Chose faite aujourd’hui avec The Bikeriders, son premier long métrage depuis Loving en 2016, soit l’année de naissance de notre modeste émission. Sur le papier, l’auteur de Take Shelter (2011) et Midnight special (2016) scénariste émérite et réalisateur élégant des oubliés américains, a tout pour nous séduire. Surprise, quelques mois après Jonathan Glazer ou Ryusuke Hamaguchi, Jeff Nichols rejoint le club des cinéastes clivants nos rangs. Mais où est donc passé notre consensus habituel ? Un climat politique délétère cristalliserait-il des tensions sous-jacentes ?

En attendant le déluge, profitons encore de pouvoir nous disputer autour de films qui l’un comme l’autre, ont au moins le mérite de faire l’apologie d’une certaine forme de marginalité. Espérons que demain, tous les cinéastes puissent continuer tranquillement à faire l’apogée des marges.

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00:00 – Intro
04:17 – LOVE LIES BLEEDING de Rose Glass
25:54 – THE BIKERIDERS de Jeff Nichols
56:34 – Conseils