Chères auditrices, chers auditeurs,

Votre été ciné ne sera pas si morne, car l’équipe de Transmission revient avec coup sur coup deux émissions consacrées à des ressorties. Deux émissions enregistrées il y a quelques mois, au début de ce fameux « déconfinement » bien parti pour durer quelques années. Toujours est-il que nous étions alors parvenus au pic qualitatif de nos émissions à distance, et, emballés par ce dispositif d’une sophistication extrême, nous enregistriions à tour de bras, sans nous soucier de vils plannings de post-production affreusement terre-à-terre, jouisseurs que nous sommes. Mais soit, voici donc venu le temps des publications !

La livraison du jour est consacrée à celui qui un jour de mai 1999, délivra sa première palme d’or à notre beau et plat pays, l’expert es-mutations, chouchou des amateurs d’hémoglobine des eighties, des chirurgiens intellos des nineties et des pre-hipsters des noughies : David Cronenberg ! Ceci autour des ressorties de Crash (1996) par l’entremise de Carlotta distribution (salles et supports physiques), mais aussi de Frissons (1975) chez E.S.C. distribution (DVD / Blu-Ray). Une conversation au cours de laquelle nous essaierons de démêler ce qui a pu changer, se transformer, muter, au sein même du cinéma de l’auteur-réalisateur canadien, et ceci autour de son adaptation de J.G. Ballard doublée d’un adoubement critique.

Bonne écoute à toutes et à tous et à très bientôt, sans faute cette fois !

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Chères auditrices, chers auditeurs cinéphiles,

Alors que le confinement battait son plein, vos transmetteurs éprouvaient toutes les difficultés du monde à se tenir éloignés des salles obscures, et de ce fait, privés de leurs insatiables échanges autour de l’actualité cinématographique. Après quelques émissions et autant d’essais techniques plus ou moins hasardeux, notre dispositif d’enregistrement à distance atteint finalement son acmé il y a quelques semaines. Fiévreusement enthousiastes, nous enregistrions alors frénétiquement émission sur émission, sans se soucier de mettre à jour une chaîne de post-production susceptible d’assumer ce rythme endiablé.

À quelques heures de la réouverture des cinémas, nous publions donc un épisode 39 enregistré en pleine quarantaine, et consacré à une certaine forme d’actualité cinématographique, avant deux autres épisodes « Focus » enregistrés mais pas encore finalisés, et dont la publication ne saurait donc tarder.

Une certaine forme d’actualité cinématographique disais-je, puisque bloqués dans cet autre espace temps qui semble si lointain aujourd’hui, quelle formule alchimique douteuse nous fit aboutir à l’élaboration de ce programme éclectique ? The Lighthouse, huis-clos maritime, éthylique et pétomane de Robert Eggers, La Dernière vie de Simon, tentative de fantastique à la française signée Léo Karmann et enfin l’adaptation de Pinocchio par Matteo Garrone. Trois films qui ont en commun de dater de moins de deux ans, de ne pas être sortis en salles en Belgique et d’être disponibles en Video On Demand. Trois films qui nous semblaient correspondre à notre ligne éditoriale, et dont le meilleur n’est sans doute pas celui sur lequel nous aurions misé de prime abord.

Bonne écoute à toutes et à tous !

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00:00 : Intro
O2:25 : The Lighthouse de Robert Eggers
18:53 : La dernière vie de Simon de Léo Karmann
34:00 : Pinocchio de Matteo Garrone
47:26 : Conseils 

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Auditrices et auditeurs cinéphiles,

Le déconfinement a commencé. Petit à petit, les gens sortent, se revoient, se rappellent du goût de la liberté. Tout le contraire des personnages du film de Saul Bass, Phase IV enfermés dans leurs laboratoires. L’américain, passé maître dans la conception de génériques qu’il créera pour Otto Preminger (Autopsie d’un meurtre, La Lune était bleue…), Alfred Hitchcock (La Mort aux trousses, Psychose) Stanley Kubrick (Spartacus) ou Martin Scorsese (Les Affranchis, Les Nerfs à vif, Casino…) réalisera, lui-même, un unique long-métrage, sorti en 1974. Croisement entre série B, film expérimental et lecture scientifique, Phase IV se révèle singulier parfois, envoûtant par endroits, étonnant tout du long.


Au moment où les premières chaleurs frappent la petite Belgique, nous profitons de la ressortie du film chez Carlotta pour revenir sur ses cadres géométriques, ses grosses bébêtes et son mercure qui grimpe, grimpe et grimpe toujours plus haut.

Bonne écoute !

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Auditrices et auditeurs cinéphiles,

Jour 62 du confinement. La résistance continue. Dans des studios, des caves humides ou des greniers réaménagés, les mordus de cinéma s’organisent pour proposer des émissions diversifiées. En attendant de retrouver le cinéma d’aujourd’hui (une émission consacrée aux sorties VOD suivra bientôt, c’est promis), nous continuons de nous pencher avec bonheur sur le cinéma d’hier.

Bouches ébahies et coeurs serrés d’émotion nous (re)découvrons donc le film (sous estimé ou oublié) de George Miller sorti initialement en 1992 : Lorenzo (ou Lorenzo’s Oil dans la langue de Shakespeare). En ancien médecin qu’il est, le réalisateur de la quadrilogie Mad Max sublime le combat acharné de parents luttant pour leur enfant, frappé par une terrible maladie. Si le parallèle avec l’actualité est inévitable, le film se révèle – aussi – être un excellent antidépresseur, une lueur d’espoir pour des jours meilleurs. Au bout des sacrifices, des larmes et des angoisses, un doigt qui bouge réinjecte une dose d’amour du cinéma autant que de raisons de nous battre.

Courage, bientôt la fin, le soleil et la liberté ! Bonne écoute à toutes et tous.

Une réédition du film est prévue le 18 mai chez Elephant films (fingers crossed).

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Auditrices et auditeurs cinéphiles,

Bloqué dans mes mètres carrés avec un pot de houmous, des mètres cubes de béton me séparant de paradis sylvestres au délicieux parfum d’humus, privé de sortie, privé de cinéma (et encore je fais partie des chanceux), me vient à la nuit tombée l’irrépressible besoin de me réfugier dans des contrées lointaines, des époques non-identifiées, des récits de chevalerie, de princes.ses en détresse, d’orphelin.e.s élevé.e.s par des loups, d’héros et d’héroïnes intrépides et, pourquoi pas, de vilains frères siamois.

Arrive donc à point nommé l’initiative de l’audacieux distributeur Spectrum Films que de ressortir The Bride with white hair, aussi connu sous le titre Jiang Hu, entre passion et gloire, le film qui offrit à Ronny Yu son ticket pour Hollywood, réalisé il y a bien longtemps, en 1993, dans un Hong-Kong pas encore rétrocédé à l’Empire du milieu. Près de deux heures dans une Chine rurale et fantastique, l’occasion de s’évader narrativement, mais pas seulement. Pour nous autres cinéphiles occidentaux, il s’agit aussi d’une évasion scopique, culturelle et intellectuelle, deux heures de plongées (et de contreplongées) dans un cinéma décomplexé, excessif, inattendu, follement récréatif et d’ordinaire si mal distribué dans nos contrées.

En ce jour sombre, nous allumons une lanterne en consacrant à The Bride with white hair notre deuxième émission confinée (N.B. : Petit à petit nous trouvons des solutions pour vous offrir la qualité sonore la moins irritante possible, cela devrait aller mieux au prochain). En espérant vous donner envie à votre tour de vous ébahir devant ce bijou méconnu, emmené par les beaux et charismatiques Leslie Cheung et Brigitte Lin.

Bonne écoute à toutes et à tous !

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Auditrices et auditeurs cinéphiles,

Il y a quarante ans, sortait sur nos écrans un uppercut cinématographique comme on aime en recevoir : Elephant man, second long métrage de David Lynch (après son premier ovni, Eraserhead en 1977). L’histoire – inspirée de la vie réelle de John Merrick dit «l’homme éléphant » en raison de ses difformités – est aujourd’hui élevée au rang de mythe et entrée dans la culture populaire. Le film, hommage au Freaks de Ted Browning (1932) propulsera le nom de David Lynch sur la scène internationale comme celui d’un auteur singulier et radical. Si sa ressortie en salles par Carlotta est repoussée après la crise sanitaire, les transmetteurs ont tenu à vous le teaser dés aujourd’hui. À défaut de pouvoir se retrouver, ils ont œuvré à distance: vos vaillants chevaliers cinéphiles sont chacun derrière leur ordinateurs respectifs armés d’un casque, d’un micro et d’un masque, ce dernier les rapprochant physiquement un peu plus du magnifique John Merrick. Vaut mieux quelques problèmes de son (les fameux aléas du … confinement) plutôt que pas d’émission. Du contenu plutôt que de la résignation ! Vaille que vaille et plus que jamais : parlons, écoutons, regardons, mangeons cinéma !

Bonne écoute à toutes et à tous !

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C’est affaiblis par le froid, les virus en tous genres, les girouettes politiques, la perspective de chômage technique et – avouons-le – un peu l’alcool, que nous avons enregistré cet épisode consacré au grand Samuel Fuller à travers l’un de ses plus célèbres films de guerre : China Gate (1957). Nous vous prions donc – compte tenu des conditions – de ne pas nous tenir rigueur de notre éventuelle mollesse.

Quoi qu’il en soit, en ces temps de confinement et d’ennui, synonymes de doute pour certains, d’inspiration pour d’autres, de chacun-pour-sa-gueule dans les rues et supermarchés, mais surtout en attendant de voir la suite, quoi de plus réjouissant que de pénétrer une œuvre de patrimoine, à l’humanisme sincère et gorgée d’espoir au-delà des sacrifices.

Bonne écoute, prenez-soin de vous,
L’équipe de Transmission.

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Auditrices et auditeurs cinéphiles,

L’heure est grave. Les transmetteurs sont irréconciliables. Par deux fois ce constat est fait lors de cet épisode 38, avant que dans la dernière longueur, une prétendue armistice laisse un goût de poussière en bouche, en tous cas pour ceux qui l’auront mordue. Toi, auditrice, auditeur, qui nous écoute et nous lit, pourras-tu déterminer qui se sort gagnant de la lutte fratricide qui nous oppose sur le deuxième film du programme, pourtant le chant d’amour élégiaque de Terrence Malick l’un des réalisateurs les plus clivants du cinéma contemporain, parvenant même à fissurer nos rangs d’ordinaire si serrés ?

Blague à part, Transmission et son équipe défendent un idéal artistique de mieux en mieux défini, un cinéma aussi satisfaisant en terme de spectacle qu’exigeant dans sa confection et dans la singularité de sa vision personnelle (pour citer Bong Joon-Ho citant Martin Scorsese « Ce qu’il y a de plus personnel est aussi ce qu’il y a de plus original »). De cette quête d’absolu cinématographique, des auteurs souvent nous rassemblent, et nous n’éprouvons que rarement des désaccords lorsque vient l’heure d’établir le programme mensuel. Par conséquent, nos débats sont souvent trop peu spectaculaires, tant nous nous accordons pour adorer ou abhorrer.

Si la tendance actuelle est d’aller vers le plus instantané, le moins spécialisé, le plus pré-mâché, Transmission emprunte le chemin opposé. À notre table, peu de clashes, pas de jugements à l’emporte-pièce, le débat de fond et d’idées sera toujours privilégié à la formule qui claque. Utilisant l’autre côté du spectre que nous offre le web, notre émission n’a pas pour vocation de rassembler, mais elle est clairement adressée à un public d’initiés. Point de gloire au bout du chemin, mais au mieux un peu de passation, de contamination, de fièvre, pour que le Cinéma compte et fasse débat, encore et toujours (des débats que nous vous invitons d’ailleurs à poursuivre dans les espaces de discussion ci-dessous).

Dans le (long) épisode d’aujourd’hui quelques films de leur temps et beaucoup de vertige : Clint Eastwood et Le Cas Richard Jewell, Une Vie cachée de Terrence Malick, Uncut Gems de Joshua et Benny Safdie et enfin Les Enfants du temps de Makoto Shinkaï.

Bonne écoute à toutes et à tous !

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00:00 : Intro
O4:18 : Le Cas Richard Jewell de Clint Eastwood
26:25 : Une Vie cachée de Terrence Malick
45:35 : Uncut Gems de Joshua et Benny Safdie
01:03:40 : Les Enfants du temps de Makoto Shinkaï
01:16:25 : Conseils 

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En 1980, Paul Verhoeven déclenchait le scandale dans sa Hollande natale avec Spetters, chronique réaliste des adolescents de Rotterdam. Etude de moeurs caustique et frénétique, le long métrage, cru et cruel, vaudra à Paul Verhoeven de violentes critiques. Près de quarante ans plus tard, nous profitons de sa ressortie chez BQHL Editions, pour nous replonger dans le film, point d’orgue de la première partie de carrière du « hollandais violent ». L’occasion de parler motos, coupes de cheveux et frites bataves. 

Bonne écoute

L’équipe de Transmission

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Chèr-e-s auditrices et auditeurs cinéphiles,

Après l’heure du bilan, celle des espoirs renouvelés.

Notre 37ème épisode marque notre entrée dans une nouvelle décennie, que nous espérons pleine de films prompts à entretenir la flamme de notre passion et que nous nous évertuons à transmettre. Pour 2020 notre ambition grandit encore d’un cran et nous vous invitons, chers auditeurs, à participer davantage à notre grande aventure cinéphile podcastable, placée sous un prisme éditorial qui, tel un vin de garde, s’affine d’année en année. En toutes lettres, les œuvres mises en lumière par vos humbles serviteurs transportent une vision personnelle, forte et singulière, tout en restant satisfaisantes en termes de spectacle, de narration, de personnages.

En témoigne notre programme de ce jour ! 1917 gageure technique, mais aussi l’un des travaux les plus intimes de Sam Mendes, réalisateur irrégulier, mais auteur des Noces rebelles (2008), élu récemment par le magazine Vulture comme le film le plus effrayant de tous les temps (ici), et ça se défend. Enchaînement avec le bien nommé Adoration, récit initiatique pas comme les autres, signé d’un auteur-réalisateur belge pas comme les autres: Fabrice Du Welz. Acte III, chant du cygne sur les bords du Lac aux oies sauvages de Diao Yinan, troisième film chinois à notre programme en moins d’un an, confirmant une vitalité sur laquelle nous maintenons notre attention.

Mais, comme énoncé plus haut, notre vœu le plus cher pour cette nouvelle année c’est d’entendre enfin votre voix chère auditrice, cher auditeur ! Notre site internet, notre page facebook ou notre compte twitter n’attendent que vous pour attiser les débats, porter les discours à ébullition, pour finalement éclabousser et embraser la toile tous azimuts ! Que la passion transmise gagne de nouvelles légions prêtes à porter haut les couleurs d’un cinéma généreux et exigeant ! Amen.

Bonne écoute et belle année cinéphile à toutes et à tous !

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00:00 : Intro 
O3:54 : 1917 de Sam Mendes
20:37 : Adoration de Fabrice Du Welz 
34:17 : Le lac des oies sauvages de  Diao Yinan 
48:58 : Conseils 

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