Chers auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Eu égard aux contraintes de calendrier, nous avons mis de côté nos avis sur les maigres séances d’un été sans éclat qui s’est achevé sur un Emilia Perez de Jacques Audiard qui ne fait pas l’unanimité dans nos rangs (mais nous y reviendrons peut-être en fin d’année).

Pour notre retour, nous avons mis au programme trois films qui ont chacun des allures de challengers. Pas de tête de gondole, mais trois œuvres qui pourraient se ranger assez aisément, chacun à leur façon, à un grand ensemble qu’on pourrait appeler le « film criminel de série B». Étonnement, celui dont on pourrait attendre le plus se révélera le plus foireux et vice-versa.

ÉLOGE DE LA SÉRIE B

Allez, je divulgache les avis (écoutez cette belle émission de rentrée pour en savoir plus) : La Nuit se traîne premier long métrage de Michiel Blanchart est encore en salles et il faut y aller, Rebel Ridge de Jérémy Saulnier (Blue Ruin, Green Room) est visible sur Netflix, comme un bon vieux direct-to-video, la nano-sensation U.S. Strange Darling de J.T. Mollner n’a pas encore de date de sortie annoncée en France et, auditrices françaises et auditeurs français, vous ne ratez pas grand-chose…

Cet édito foutraque se termine par une annonce : les transmetteurs présenteront Carrie de Brian De Palma et Bram Stoker’s Dracula de Francis Ford Coppola lors de L’Étrange Nuit des Grignoux au cinéma Sauvenière de Liège le 31 octobre ! On se voit à Halloween.

Bonne écoute à toutes et à tous !

 Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro
01:45 – LA NUIT SE TRAÎNE de Michiel Blanchart
16:34 – REBEL RIDGE de Jérémy Saulnier
28:04 – STRANGE DARLING de J.T. Mollner
44:52 – Conseils

Tous nos podcasts actu, c’est par ici

Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Épisode estival de Transmission et, fait assez rare pour être souligné, sur les quatre films traités ici, un est américain et trois sont français. Présence écrasante du cinéma hexagonal donc, même si chacun de ces cas particuliers fait figure d’anomalie dans le paysage : science fiction lo-fi pour le Pendant ce temps sur terre de Jérémy Clapin, action débridée pour Elyas de Florent-Emilio Siri, blockbuster frenchy « de cape et d’épée » pour Le Comte de Monte-Cristo version Alexandre de la Patellière et Matthieu Delaporte. La petite sensation horrifique U.S. Longlegs d’Osgood Perkins vient compléter le programme.

Épisode rare, malaise profond : après une longue lune de miel, les dissensions sont devenues monnaie courante au sein de notre équipe. Au-delà de simples considérations esthétiques, ici à propos d’Elyas, le débat est transcendé et se pose en vrai dilemme critique, artistique ou moral, qui repose la sempiternelle question des rapports entre le scénario et la mise en scène sous un angle légèrement différent qu’à l’accoutumée. Si tous les éléments du récit d’un film (prémisse, exposition, développement, personnages, conflits, interprétation…) ne parviennent guère à faire sens dans les yeux, le cœur, le ventre et l’intellect d’un spectateur, ce dernier pourra-t-il néanmoins goûter les qualités picturales, de montage, de symbolisme ou de narration visuelle qui sont part cruciale et indissociable de l’art cinématographique ? Plus directement : peut-on goûter les qualités d’un film même si on s’y fait royalement chier ?

Une interrogation qui nous renvoie à l’un des sacerdoces de l’exercice critique : comment garder les sens en alerte lorsque notre personnalité crie son rejet de l’œuvre ? Comment éviter le fameux : « je reconnais les qualités mais ça ne me parle pas », alors même que des qualités purement cinématographiques devraient suffire à « nous parler ». Gros os à ronger. La suite au prochain épisode.

Bonne écoute à toutes et à tous.

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro
05:02 – PENDANT CE TEMPS SUR TERRE de Jérémy Clapin
13:45 – ELYAS de Florent-Emilio Siri
35:11 – LONGLEGS de Oz Perkins
43:42 – LE COMTE DE MONTE CRISTO de Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière

01:02:30 – Conseils

Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Retour aux affaires en mode mineur. Détaillons donc la suite d’événements qui fait l’incompréhensible algorithme qui mène à l’élaboration du programme des transmetteurs.

En 2019, malgré quelques envies, le premier long métrage de la réalisatrice britannique Rose Glass, Saint Maud n’était pas parvenu jusqu’au programme malgré son succès à Gérardmer. La faute au COVID, à une distribution directe sur plateforme, à mes amis échaudés par les productions estampillées A24, frissons bons marchés pour cinéphiles en carton qui cherchent à s’encanailler. L’actualité nous rattrape et nous décidons donc de débattre de Love Lies Bleeding, son 2e effort, réalisé du côté américain avec ce bon vieux Ed Harris au casting. Les plus téméraires auront même rattrapé Saint Maud. Voilà donc pour le cas Rose Glass.

Bizarrement, jamais un film de Jeff Nichols n’avait été traité chez nous. Chose faite aujourd’hui avec The Bikeriders, son premier long métrage depuis Loving en 2016, soit l’année de naissance de notre modeste émission. Sur le papier, l’auteur de Take Shelter (2011) et Midnight special (2016) scénariste émérite et réalisateur élégant des oubliés américains, a tout pour nous séduire. Surprise, quelques mois après Jonathan Glazer ou Ryusuke Hamaguchi, Jeff Nichols rejoint le club des cinéastes clivants nos rangs. Mais où est donc passé notre consensus habituel ? Un climat politique délétère cristalliserait-il des tensions sous-jacentes ?

En attendant le déluge, profitons encore de pouvoir nous disputer autour de films qui l’un comme l’autre, ont au moins le mérite de faire l’apologie d’une certaine forme de marginalité. Espérons que demain, tous les cinéastes puissent continuer tranquillement à faire l’apogée des marges.

Bonne écoute à toutes et à tous !

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro
04:17 – LOVE LIES BLEEDING de Rose Glass
25:54 – THE BIKERIDERS de Jeff Nichols
56:34 – Conseils

Chères auditrices et auditeurs cinéphiles.
Confusion des sorties salles et streaming, non-événements en pagaille, fermetures des salles aux États-Unis, croisette ennuyeuse à crever, avalanche de compétitions sportives qui nous préfigurent un été dénué d’excitation pelliculée… Ce début d’année 2024 est un Wasteland cinéphile, une période de bouleversements, où les cartes sont abattues et les repères éclatés. Heureusement qu’une bonne vieille comédie française bien consensuelle est là pour remplir les salles, il y a quand même des socles sur lesquels on peut toujours compter !

Programme évocateur, rempli d’anomalies : Adagio nouveau film du cinéaste Stefano Sollima, film noir en cinémascope majestueux, à la photographie tranchante, d’un sens de l’espace ahurissant au service d’une construction dramatique exigeante sort…directement sur une plateforme de streaming. Le tout dans une indifférence quasi totale alors même que tous les cinéphiles bien portants devraient l’attendre comme loups aux abois. Contre exemple parfait de Hit Man, film mineur et peu personnel du sympathique Richard Linklater, véhicule pour son acteur vedette Glen Powell, au style télévisuel en diable et qui lui, par contre, a droit à une sortie salles certes discrète.

Et bien sûr, le phare dans la nuit, Furiosa, œuvre dantesque qui écrase toute la concurrence. Film de 2h30 d’une densité thématique intimidante (d’où parfois la confusion des transmetteurs, vous nous en excuserez), ce nouvel opus magnum de George Miller témoigne de la vigueur juvénile d’un auteur unique et irremplaçable affichant 79 ans au compteur. Dernière anomalie, et non des moindres, ce morceau de cinoche ultra généreux qui certes, n’est pas une relecture de Fury Road, peine à rencontrer un public qui semble vouloir encore et toujours plus de la même chose. Pour les cinéphiles aussi, l’incendie est à nos portes, toutes les boussoles sont détraquées, mais on peut toujours se raccrocher à un soupçon d’espoir au milieu du chaos. Bonne écoute à toutes et à tous !

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro
05:19 – ADAGIO de Stefano Sollima
27:19 – FURIOSA de George Miller
53:04 – HIT MAN de Richard Linklater

59:22 – Conseils

Chères auditrices, chers auditeurs Geraldine Viswanathancinéphiles,

Mais où sont les Transmetteurs ? Que leur arrive-t-il ? Le schisme autour du film de Jonathan Glazer les aurait-il achevés ? Pourquoi nous laisser sans nouvelles, orphelins, obligés de se rabattre sur l’offre pléthorique de podcasteurs ciné plus séduisants, plus réguliers, mais hélas sans aucun équivalent avec la finesse de l’analyse des joyeux lurons et leur cocktail d’accents non identifiés.

L’explication, nous vous la devons, innombrables auditeur.rice.s de qualité. Hélas, nous ne pouvons nous sustenter de notre table ronde cinéphile, fusse-t-elle la meilleure de toute la francophonie. Il suffit que certains d’entre nous aient une vie professionnelle plus agitée qu’à l’accoutumée pour que la machine s’enraie et nous voilà incapables de tenir le rythme mensuel auquel nous nous étions tenus jusqu’alors. Par ailleurs l’entrée dans le désert de sorties pré-cannois, ne sur-stimule guère les infimes possibilités d’arracher quelques heures à nos vies trépidantes pour voir, analyser et commenter les pelloches en salles. D’autres formats sont envisagés, mais la lenteur propre à notre ADN et antithétique avec le rythme de l’information moderne nous frappe.

Qu’importe finalement, car c’est bien une émission nouvelle qui accompagne cette missive ! Un numéro qui nous voit encore nous déchirer autour du plus gros morceau du programme, le curieusement nommé Le Mal n’existe pas de Ryusuke Hamaguchi. Plus prompts à orienter vos soirées VOD, nous parlons aussi ici de deux films sortis de l’affiche, l’anecdotique Drive-away dolls d’Ethan Coen et l’injustement déprécié Black Flies / Asphalt city du réalisateur français exilé aux Etats-Unis Jean-Stéphane Sauvaire. Ceci étant dit, comptez sur nous pour revenir avant l’été, il y a un petit action movie intitulé Furiosa bientôt sur les écrans qui méritera sans doute que nous nous y attardions…

Bonne écoute à toutes et à tous.

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro
06:34 – DRIVE-AWAY DOLLS de Ethan Coen
16:23 – ASPHALT CITY Jean-Stéphane Sauvaire
30:47 – LE MAL N’EXISTE PAS de Ryusuke Hamaguchi
45:55 – Conseils

Chères auditrices, chers auditeurs, voici l’émission de tous les dangers.

Partis au front, les camarades Grinnaert, Haas et Halflants jouent les funambules entre leurs attentes personnelles, leur idéal de Cinéma, et une honnêteté nécessaire lors de la découverte des deux morceaux de choix dont ils débattent aujourd’hui.

DANS L’OMBRE DE FERRARI

Tu le sais chère auditrice, cher auditeur: Michael Mann est l’un de nos cinéastes-héros. En octobre 2021, nous avons largement couvert la sortie du livre que Jean-Baptiste Thoret lui a consacré*, enregistrant pour l’occasion une émission fleuve de plus de deux heures. Après la découverte conjointe de Ferrari, son nouvel opus attendu depuis huit ans au festival de Gand il y a quelques mois, nous étions tous trois sortis circonspects. Depuis, le temps a fait son office, certains ont revu la bête, et nous voici à même de débattre du film plus sereinement, une fois accompli le deuil du fameux « film que nous aurions voulu voir ».

L’ENVERS DU DÉCOR

En deuxième partie d’émission, c’est un double exercice périlleux qui nous attend autour de The Zone of interest de Jonathan Glazer, un cinéaste qui, contrairement au précédent, nous divise. Très éloigné du Cinéma que nous avons pris pour mission de défendre, les transmetteurs doivent ici traiter d’un film froid et cérébral, qui entretient volontairement des liens complexes avec le spectateur sur un sujet sensiblissime, et pour compliquer l’affaire, le débat est ici contradictoire (soit d’ordinaire prétexte aux vacheries et autres blagues pachydermiques).

La balle est dans ton camp, chère auditrice, cher auditeur. À l’écoute, sortons-nous grandis de cet aller-retour sur la corde raide ?

Bonne écoute à toutes et à tous !

*Michael Mann: Mirages du contemporain, éditions Flammarion

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro
03:34 – FERRARI de Michael Mann
26:26 – THE ZONE OF INTEREST de Jonathan Glazer
45:35 – Conseils

Tous nos podcasts actu, c’est par ici

Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles , ce premier numéro de 2024 commence par l’annonce d’une liste de 10 films sortis en 2023 que nous retiendrons collectivement et qui ont fait notre carburant cinéphile lors des 12 mois passés.

En bonne place dans cette liste, le fabuleux La Sociedad De La Nieve / Society of the snow de J.A. Bayona, évoqué en détails en dernière partie d’émission. Fait rare, le film récolte non seulement un consensus positif autour de la table, mais certains des rédacteurs tentent de transmettre la sensation grisante d’avoir découvert une œuvre inépuisable, auprès de laquelle ils reviendront à de multiples reprises au cours de ce qui leur reste de vies de cinéphiles. Sorti dans quelques salles belges lors des derniers jours de décembre, le film est disponible sur Netflix depuis le 4 janvier.

Pour le reste, nous abordons trois œuvres qui font/ont fait l’actualité des salles obscures en ce début d’année. Du côté des auteurs plutôt appréciés dans nos rangs, on compte le beau Monster d’Hirokazu Kore-Eda et le curieux May December de Todd Haynes. Du côté de ceux qu’on aime moins, nous débattons bien sûr du succès de ce début d’année, le tonitruant Pauvres Créatures de Yorgos Lanthimos. Pour le reste de 2024, et malgré nos vies palpitantes, nous tenterons de rester présents au mois mensuellement et pourquoi pas de proposer de nouveaux formats. Bonne année et bonne écoute à toutes et à tous !

NB : Les transmetteurs ce sont rencontrés autour d’un site web cinéphile défunt appelé Le Passeur Critique. Aujourd’hui, Cyrille Falisse, l’ex créateur et rédacteur en chef de ce site publie son premier roman aux éditions Belfond, Seuls les fantômes. Cyrille sera en dédicace à la librairie Flagey le 15 février et nous y serons aussi ! Félicitations à lui.

Nos 10 films pour 2023

TAR de Todd Field
THE FABELMANS de Steven Spielberg
DERNIERE NUIT A MILAN d’Andrea Di Stefano
LE GARCON ET LE HERON d’Hayao Miyazaki
LA SOCIEDAD DE LA NIEVE de J.A Bayona
KILLERS OF THE FLOWER MOON de Martin Scorsese
ALL THE BEAUTY AND THE BLOODSHED de Laura Poitras
ARMAGEDDON TIME de James Gray
MISANTHROPE de Damian Szifron
THE KILLER de David Fincher

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro & Top ciné 2023
07:28 – POOR THINGS de Yorgos Lanthimos
19:52 – MAY DECEMBER de Todd Haynes
31:49 – MONSTER d’Hirokazu Kore-Eda
41:46 – SOCIETY OF THE SNOW de J.A Bayona
01:00:05 – Conseils

Tous nos podcasts actu, c’est par ici

Quand le vrai maestro manque à l’appel.
À première vue, le menu festif de cet épisode tardif de 2023 pourrait manquer d’un plat de résistance. Allégorie bien lourdaude pour un film pimpant que nous pourrions placer en tête de gondole.

Initialement prévu pour tenir ce rôle, le gargantuesque La Sociedad de la Nieve de Juan Antonio Bayona a dû être retiré du programme en dernière minute car sorti uniquement dans trois salles belges dont aucune bruxelloise. Rattrapé depuis, nous en chanterons les louanges dans les premiers temps de 2024, en concomitance avec sa mise en ligne sur Netflix (4 Janvier). Voilà, on a raté notre dinde.

En attendant, rabattons-nous sur le reste du gueuleton. En apéritif, Maestro le biopic de Leonard Bernstein non fait par Martin Scorsese puis non fait par Steven Spielberg, échoit donc à un Bradley Cooper méritant. Un bel effort, de l’avis général. Très vite les choses se compliquent. À la manière d’un primi piatti, l’entrée transalpine est un peu lourde. Trop dispersé dans ses intentions, L’Enlèvement de Marco Bellochio est resté sur l’estomac de certains transmetteurs. Œuvre américaine inespérée et inattendue d’une gloire cinéphile du tournant 80’s/90’s, Silent Night est donc le premier film signé John Woo qui parvienne jusqu’à nos salles depuis Les 3 Royaumes en 2008. Quinze ans après, le dessert du jour en écœure franchement certains tandis que d’autres y trouvent leur compte de sucre.

Bonne écoute à toutes et à tous !

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro
03:15 – MAESTRO de Bradley Cooper
17:51 – RAPITO Marco Bellochio
26:29 – SILENT NIGHT de John Woo
39:13 – Conseils

Tous nos podcasts actu, c’est par ici

Chères auditrices et chers auditeurs cinéphiles,

Pris dans les affres du quotidien, entre jobs aliénants et descendance à ne pas nourrir après minuit, les transmetteurs s’accrochent encore et encore à leur volonté 100% humaniste de produire régulièrement ces émissions croquignolesques dont nous savons que vous ne pouvez vous passer. Aujourd’hui, votre bien aimé animateur régulier malheureusement retenu, Manuel Haas est allé au-delà de sa timidité maladive pour pallier à son absence et endosser le rôle de Master Of Ceremony.

Au programme nous avons inscrit VINCENT DOIT MOURIR, le 1er film de Stephan Castang précédé d’une excellente réputation et raison principale de l’équipe pour enregistrer coûte que coûte. En deuxième partie d’émission nous vous parlons du NAPOLÉON de Ridley Scott et surprise, bien que porté par une bande annonce qui provoquait des éclats de rires incontrôlés, il semblerait que ce gros biopic onéreux soit un des films les plus intéressants livrés par le réalisateur d’ALIEN et G.I. JANE depuis belle lurette.

En attendant de se retrouver plus longuement avec plus de films et plus de monde derrière les micros, nous vous souhaitons de bonnes écoutes à toutes et à tous.

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro & Quizz ciné
01:02 – VINCENT DOIT MOURIR de Stephan Castang
15:25 – NAPOLEON de Ridley Scott
25:28 – Conseils

Tous nos podcasts actu, c’est par ici

Un programme pareil, j’aurai pu difficilement en rêver (et mes rêves ressemblent plus à ceux de Satoshi Kon qu’à ceux de Christopher Nolan).

Ma génération de cinéphiles a découvert Martin Scorsese à l’orée des années 90, quand il enchaînait Les Affranchis (1990) et Les Nerfs à vif (1991). Le temps était encore à la flamboyance du style et la carrière a de nouveau tutoyé les sommets depuis. J’ai suivi étape par étape l’idylle avec Leonardo Di Caprio et depuis Silence (2016), j’assiste à cette nouvelle et semblable dernière partie de carrière où l’engourdissement d’un corps usé semble transparaître sur l’œuvre. L’ensemble du tableau n’en sera-t-il pas encore plus passionnant ? Y-a-t ’il ne serait-ce qu’un seul mauvais film depuis 33 ans ? Allez, même la photographie et la musique de Kundun (1997) sont à tomber par terre.

Ma génération de cinéphiles a découvert David Fincher sans le savoir, exposé sans filtre ni relâche aux clips de Freedom!90 ou de Who Is It. J’ai connu son baptême du feu pour un opus problématique et pourtant loin d’être honteux d’une franchise spatiale adorée, avant de suivre là aussi, plusieurs parties de carrière, du coup d’éclat séminal Seven (1995) jusqu’à son idylle avec Netflix, en passant par la complexité investigatrice de Zodiac (2007) ou la maestria retorse de Gone  Girl (2014). Allez, même si The Curious Case Of Benjamin Button (2008) pèche par excès de miel, rien que la séquence dans l’hôtel russe de Murmansk est un sommet du romantisme pelliculé des années zéro.

Ma génération de cinéphiles  a découvert Hayao Miyazaki au tournant des années 2000, quand trois ans après le Japon, l’épopée Princesse Mononoke terrassait nos imaginaires de son pouvoir de fascination esthétique et thématique. Les plus chanceux avaient pu suivre Jean-Pierre Dionnet dans son geste kamikaze de distribution de Porco Rosso et les plus téléphages se rappellent la série animée canine Sherlock Holmes des années 80. Depuis 25 ans, l’auteur annonce chaque film comme son dernier et je découvre chaque nouvelle œuvre sur le fil, comme un miracle finalement accompli, sans être à l’abri d’une possible pointe de déception. Allez, si à l’instar de Toshio Suzuki, je n’aime pas trop Ponyo sur la falaise (2008), la course poursuite avec la gamine courant sur les vagues c’est le bonheur à 24 images seconde.

Dans Transmission, nous parlons aujourd’hui de Killers Of The Flower Moon de Martin Scorsese, de The Killer de David Fincher et du Garçon et le Héron d’Hayao Miyazaki, et c’est un programme qui a une gueule de porte bonheur.

Bonne écoute à toutes et à tous.

Retrouvez nous et partagez nous sur vos réseaux préférés :
Twitter Facebook Instagram
et sur toutes vos applis
Apple PodcastPodcast AddictPodCloudSpotify iTunes Youtube

00:00 – Intro & Quizz ciné
05:01 – KILLERS OF THE FLOWER MOON de Martin Scorsese
24:22 – THE KILLER de David Fincher
36:43 – LE GARCON ET LE HÉRON de Hayao Miyazaki
46:43 – Conseils

Tous nos podcasts actu, c’est par ici